En associant dans une même démarche, deux actions à première vue différentes, le Groupement d’Intérêt Commun (GIC) en accord avec son portefeuille, vise à présenter et offrir à ses futurs partenaires dont la plupart ont pu apprécier la fidélité des entreprises à titre de clients réguliers certes exigeants mais qui n’ont pas fléchi les niveaux de leurs commandes durant plusieurs décades tant en ce qui concerne les acquisitions de remorqueurs neufs, que les travaux d’arrêts techniques ou les prestations liées (stages de perfectionnement des personnels techniques)
Sur cette base et à partir de ces considérations, le GIC considère qu’il est légitime de sa part et au nom de tous ses membres de relever le niveau et la qualité de ses rapports avec ces même partenaires dans une conjugaison à la fois de la nécessaire exigence de qualité et de prix avec le service après vente correspondant avec la nécessaire compétition et la recherche de liens de partenaires qu’il convient d’inscrire dans la durée. Par ailleurs en agissant ainsi le GIC assure le maximum de transparence et de crédibilité à sa démarche en terme de sélection de soumissionnaires. Cette dernière considération vient du reste comme réponse appropriée à certaines situations pré conflictuelles qu’ont vécu certains projets et ce en vue d’éviter leur récurrence.
En attendant une évaluation plus systématique (en cours), le GIC estime à près de € 90 Millions le niveau des commandes que l’ensemble de ses membres ont placé et réalisé durant les dix dernières années. Les perspectives d’avenir s’annoncent encore plus importantes augurant d’une nécessaire reconsidération de l’approche individuelle adoptée jusque là. Certains effets pervers de celle-ci ne sont pas uniquement les surcoûts, mais surtout l’absence d’une politique inter filiale de maintenance coordonnée, alliée à l’inexistence de constitution de stock commun mobile (échanges inter filiales, homogénéisation, échanges standards, …). Ceci pour dire que l’objectif de cette nouvelle approche n’est pas d’ordre pécuniaire uniquement mais relève d’une nécessité organisationnelle. C’est ce qui est attendu de nos partenaires.
Cette nouvelle démarche n’est pas fortuite, ce n’est pas un diktat, c’est une proposition en direction de nos partenaires, destinée à transformer nos rapports avec eux qualitativement de telles manières à en faire des partenaires de premier rang.
Le marché algérien de la réparation navale répond à cet objectif.
En effet, toutes les études et les données relatives à ce marché augurent de perspectives attestées par une croissance régulière de la demande depuis une quinzaine d’années (sans compter le nouvel opérateur public des trois terminaux à hydrocarbures). Estimé en 2004 à € 50 Millions par an et couvert à peine à 20 % par les moyens locaux (ERENAV essentiellement), ce marché se situe à plus € 80 Millions en 2006, soit près de 80% d’augmentation en deux ans.
Le GIC considère sur un autre plan que le positionnement du projet envisagé au port d’Oran présente plus d’un atout : proximité de deux routes maritimes internationales, Détroit de Gibraltar, pouvant ainsi capter outre les travaux d’escales, des interventions demandées par l’autorité maritime (option possible de port state control).
Soucieux d’inscrire avec nos partenaires des relations dans la durée pour un pays qui dispose d’immenses potentialités et qui se situe au carrefour des zones Europe/MED et MED/MEA, le GIC vise dans cette démarche à déterminer parmi tous ses partenaires ceux qui ont su apprécié à sa juste valeur la continuité de la demande des ports algériens en tant que clients crédibles et solvables pour prolonger avec les premiers cités dans la durée un nouveau challenge de relations en donnant à celles-ci cette fois ci une autre dimension : celle d’un partenariat industriel intimement lié au développement de l’Algérie dans le cadre de sa stratégie nationale et qui constitue le partenaire de choix sur cette rive sud de la Méditerranée. |